J.M

Pour le 13ème vendredi consécutif, et le 2ème de ce mois de Ramadhan, la mobilisation des Algériens reste intacte, en dépit des conditions climatiques et le jeûne. Hier, les marcheurs à travers toutes les wilayas ont réitéré les revendications populaires scandées lors des précédents Hirak. Le départ du reste des figures du régime de Bouteflika, y compris Bensalah et le démission du gouvernement Bedoui, qui selon eux, a été désigné par des forces non constitutionnelles. En dépit du renforcement policier, les marcheurs notamment à Alger et Bordj Bouarreridj, ont réussi à passer pour atteindre les lieux habituels pour le rassemblement. Des scènes d’entraide et de joie devenues coutumières à chaque vendredi, ont été constatées hier aussi. La veille, des dizaines de retraités de l’Armée populaire nationale (ANP) ont organisé, jeudi devant la Grande poste à Alger, un sit-in de solidarité et de soutien aux revendications du mouvement populaire et à l’Institution militaire.

Venus des différentes wilayas du pays, les manifestants se sont rassemblés, depuis les premières heures, en scandant des slogans de soutien à l’Institution militaire et au Hirak populaire, réclamant également des poursuites contre les personnes impliquées dans des affaires de  dilapidation de deniers publics. Cette action organisée sous le slogan +Djeich chaab Khawa Khawa+ (peuple et armée sont des frères) intervient pour réitérer « l’attachement à la solution constitutionnelle afin de protéger le pays de tout vide à même de plonger le pays dans l’anarchie et l’instabilité, notamment en cette conjoncture sensible que traverse l’Algérie », a indiqué le capitaine à la retraite de l’ANP, Hakim Hakas.

« Nous voulons sensibiliser le peuple à l’impératif de soutenir l’ANP pour mettre en échec tout complot, interne ou externe, fomenté contre l’Algérie pour sa déstabilisation et la création d’un vide constitutionnel », a-t-il ajouté.

Plusieurs manifestants ont mis en avant l’impératif de « consacrer une justice libre et indépendante, de l’aider dans ses missions, notamment la poursuite des personnes corrompues », appelant, dans ce contexte, le chef de l’Etat Abdelkader Bensalah à accélérer « la mise en place d’une commission nationale indépendante issue du Hirak populaire qui supervisera l’organisation et le contrôle de la prochaine élection présidentielle ».