Zitouni Mustapha

Le bruit permanent de jour comme de nuit qui émane de la centrale électrique du port d’Oran affecte sérieusement la santé des habitants qui vivent au rythme des nuisances sonores, il s’agit en fait de tous les habitants de la partie riveraine au Front de Mer et son prolongement. Certes, les habitations se trouvent à plus de 90 mètres de distance comme le voudraient les normes, néanmoins : «que ce soit de jour comme de nuit, le bruit ne cesse jamais,» comme nous le précisent des citoyens de tous les âges. Des habitants qui, au fil des années se sont adaptés à cette situation sonore en continu et tous effectuent leurs activités avec en bruit de fond, ce bourdonnement continu. Et comme le disent les habitants du Front de Mer : «aucun médecin : ni spécialiste de la santé mentale n’intervient : ni n’explique dans une étude le grand problème de santé publique causé par la centrale électrique du port d’Oran.» Une autre habitante, atteinte d’hypertension dira pour sa part : «Nombre d’entre nous ont été sérieusement affectés dans leur santé mentale. A cause de cette centrale électrique nous manquons de sommeil, nous sommes fatigués à longueur de journée,» confie-elle.

Habituellement, les  bruits émis par la centrale électrique du port d’Oran, dure quelque un ou deux jours, mais ces derniers temps, cette pollution sonore perdure depuis plus d’un mois sans interruption de jour comme de nuit. Un véritable tracas durant le sommeil avec un bruit aux décibels au maximum qui puissent exister comme celle d’un avion en décollage.

Il devrait exister un moyen ou une technologie plus adaptée pour la zone urbaine, pour rendre les émanations sonores un peu plus silencieuse. En plus de l’incessant bruit qui émane de l’usine, il arrive que des explosions se produisent par intermittence, notamment durant la saison estivale, mais ce problème de santé publique risque réellement de perdurer, car pour l’heure aucune solution ne semble envisageable.