Belmadani Hamza

Maintenant la pression et confirmant la journée du mardi des étudiants, des centaines d’étudiants universitaires ont protesté hier, à Oran, pour réclamer et renouveler leurs slogans pour une transition populaire et un changement radical du système en place.

Dans la matinée de ce mardi, les étudiants se sont rassemblés en force à l’université ‘Mohamed Boudiaf’ (USTO), accompagnés par quelques enseignants universitaires, ils ont entamé par la suite, une marche vers le siège de la wilaya.

D’autres étudiants ont rejoint la marche venus des universités de Belgaid et Es-Senia. «Dégage, Dégage» a été à maintes reprises entendu, lors de la marche. Quand il s’agit de manifestations estudiantines, la rigueur et la discipline sont de mise et la marche bien encadrée.

«Pour une Algérie des martyrs,» scandaient les étudiants de l’USTO, en marchant le long de la cité Djamel, puis à travers le quartier des Castors pour arriver ensuite à Saint Eugène.

Sur les pancartes, nous pouvions lire : «les 3B, Game Over», «Nous voulons une nouvelle Algérie».

Les manifestants en faisant part de leur détermination à renouveler leur action de protestation pacifique jusqu’au changement voulus par le peuple.  Les étudiants ont scandé des slogans, appelant au départ du président du Conseil Constitutionnel, Tayeb Belaiz, (ce qui est déjà fait, ce dernier ayant déposé sa démission hier mardi),  au chef de l’Etat, Abdelkader Bensalah et du Premier ministre, Noureddine Bedoui, et exprimant le caractère pacifique de cette marche et la cohésion du peuple avec son armée «Djeich Chaab Khaoua Khaoua.»

Il faut dire que c’est le 8e mardi de manifestations des étudiants algériens contre le régime. En ce 16 avril qui coïncide avec la journée du savoir, les étudiants sont sortis très tôt le matin, pour investir le centre-ville de la Capitale de l’Ouest Oran, et affirmer le droit à manifester pour une Algérie meilleure.

Munis de leurs affiches, pancartes et banderoles, préparées la veille, drapés de l’emblème national, ils sont déterminés à ne pas renoncer à leur droit de manifester et de réclamer le départ notamment des 3 B.

La mobilisation des universitaires n’a pas baissé d’un cran. C’est tout le contraire qui s’est produit. La grève décidée dimanche, au retour des vacances a motivé les étudiants à mieux préparer leur manifestation.

Les étudiants des universités d’Oran, ne sont pas les seuls à manifester.

La majorité des autres villes universitaires connaissaient la même dynamique ce mardi matin. Le non à la transition menée par les 3B est sans appel.