B. Rahmane

Le wali de Sidi Bel Abbès, Sassi Abdelhafid, tente tant bien que mal de cibler plusieurs dossiers, le moins qu’on puisse dire épineux entre autres, l’environnement, l’aménagement urbain et rural, l’agriculture, la santé, l’éducation et d’autres secteurs, mais c’est le logement dans toutes ses formes qui devient la priorité par excellence du premier responsable.

Une préoccupation jugée pour beaucoup toute légitime, au vu de la souffrance qu’endurent de nombreux nécessiteux. En effet,  on assiste à des distributions de milliers d’habitations au niveau des différents coins de wilayas, sans pour autant satisfaire la forte demande, d’où la protesta sous ses différents aspects s’érigeant en mode d’expression le plus choyé qui souvent apporte ses fruits pour de nombreux opportunistes bien huilés dans ce genre de situation très délicate pour le chef de l’Exécutif.

Et comme un malheur n’arrive jamais seul, les voilà ces derniers jours, de nombreux citoyens jugés de démunis qui, profitant des circonstances que traversent le pays voire du manque de vigilance et du cadre sécuritaire très préoccupé par d’autres priorités de première importance, n’ont trouvé mieux que de s’attaquer à des terres agricoles et même forestières, pour ériger des habitations de fortune, appelées communément «fawdaoui», dont les propriétaires illicites ne reculent devant rien, pour accomplir leur sale besogne à des desseins inavoués, tout en portant atteinte au vu et au su de tout le monde à l’environnement et à l’aspect esthétique d’une ville dénommée Petit Paris.

Nonobstant les autres régions de la Mekerra qui risquent la contagion et une voie des plus faciles, pour spolier des terres destinées à l’investissement et la création d’emploi. Face à ce dilemme très épineux et pas du tout facile à gérer de surcroit en cette période de «Hirak», les pouvoirs publics confrontés à cette situation inattendue et certainement non enviable sont devant le devoir de trouver les solutions qui s’imposent au plus urgent, car la prolifération de cette’ astuce ‘ risque de ghettoïser la modernité au temps de la technologie. Enfin, cette pratique de bidonvilisation semble ne pas avoir le bout du tunnel du moins à l’état actuel.

Pour beaucoup, connaisseurs en la matière ce sera temps de prôner un autre type de logement à l’exemple des H.L.M, en vue de mettre fin à l’interminable logement social, dont parfois ses bénéficiaires n’ont de social que les faux documents.