Boualem Belhadri

Selon la présidente de la Commission du Sport, de la Jeunesse et des Loisirs (CSJL) de l’Assemblée Populaire de Wilaya d’Aïn Témouchent, l’année 2018 a été caractérisée «par un déclin d’activité de la junte féminine, tout en soulignant un manque flagrant manifesté par la Direction concernée en matière de programmes de sensibilisation des femmes, pour les persuader à pratiquer du sport.»

Cette dernière qui s’adressait à une assistance variée et composée de plusieurs responsables du Conseil de Wilaya et de représentants de plusieurs secteurs avait également déploré «le manque d’intérêt affiché par la même Direction pour les jeunes des zones rurales qui manquent d’infrastructures de jeunesse et de sport.»

Cependant, les propos de l’élue de l’APW restent quelque peu vagues et ne permettent à qui veut faire des lectures d’analyse de commenter et d’en juger en toute transparence, car au début l’oratrice avait fait des éloges à l’égard de la Direction de la Jeunesse et des Sports, en disant : «nous valorisons les efforts de sensibilisation qu’elle a déployés tout le long de l’année en matière de commémorations des événements nationaux et internationaux. Elle cite les activités liées à la lutte contre l’émigration clandestine et les accidents de la circulation. »

En apparence, on comprend que le rapport est léger et accuse beaucoup de lacunes. Et d’ajouter «le document a remarqué  le manque d’explication au sujet des travaux des inspecteurs de la jeunesse et des sports, alors que les stades assistent à des scènes intolérables.»

Toutefois, on accorde beaucoup d’importance à la question liée « aux infrastructures réalisées et sans doute réceptionnées et qui restent malheureusement fermées faute de d’encadrements (?)» Que signifie donc tout ça ? L’oratrice s’est contentée de poser des questions intéressantes sans aller chercher les raisons des carences et des insuffisances, alors que la commission avait toute les latitudes de pouvoir connaître les tenants et aboutissants de cette situation.  En sus, le rapport s’est contenté de relever des remarques au sujet «du complexe de proximité de Tamzourah et de la Maison de Jeunesse de Hammam Bou Hadjar, dont les réalisations sont achevées mais demeurent non exploitées.» On aurait aimé avoir des réponses et non entendre des questions, alors que la commission peut en avoir et elle dispose les moyens. La commission a laissé, sur leur faim tous ceux qui ont suivi la lecture du rapport. Un léger rapport qui en dit long et qui suscite des interrogations.