Jalil.M

Décidément, les articles 7 et 8 de la constitution sont d’ores et déjà appliqués sur le terrain, avant même l’approbation du conseil constitutionnel. En effet, plusieurs revendications populaires scandées et affichées lors des marches antisystème lancées le 22 février dernier, sont appliquées, au grand bonheur des Algériens. Une véritable souveraineté pour un peuple qui ne cesse de montrer l’exemple à travers ses manifs « silmiya » dont les photos et vidéos sont devenues virales dans le monde entier. La dernière revendication entendue, était celle de la mafia financière, incarnée par les oligarques, qui jouissaient jusque-là d’énormes privilèges, au détriment des autres opérateurs économiques, et ce, grâce à leurs relations étroites et amicales avec le clan Bouteflika. Hier, des enquêtes préliminaires ont été mises en œuvre pour des faits de corruption et de transfert illicite de capitaux vers l’étranger, a annoncé dans un communiqué, le Parquet général près la Cour d’Alger qui confirme, en outre, l’interdiction « conservatoire » de sortie du territoire national de certaines personnes.

« Conformément à l’article 11 alinéa 3 du code de procédure pénale, le Parquet général près la Cour d’Alger porte à la connaissance de l’opinion publique que des enquêtes préliminaires sont mises en œuvre pour des faits de corruption et de transfert illicite de capitaux vers l’étranger », précise la même source.

Dans ce cadre et « pour les nécessités des enquêtes, le Procureur de la République près le tribunal de Sidi M’Hamed a procédé à l’application des dispositions de l’article 36 bis 1 du Code de Procédures pénales et a pris des mesures conservatoires en ordonnant l’interdiction de sortie du territoire national à l’encontre de certaines personnes », ajoute le communiqué sans donner plus de détails.