J.M

Les choses s’accélèrent au sommet de l’Etat, les jours se suivent, les semaines du « Hirak » se succèdent, et l’étau se resserre sur le pouvoir en place. La pression du peuple, a secoué plusieurs acteurs politiques et autres hommes d’affaires, qui jusque-là étaient invincibles. Pour contrecarrer ce raz-de-marée, des réunions ont été tenues secrètement pour « étouffer » cette révolte populaire. D’ailleurs, ces réunions étaient la cause d’une sortie médiatique du Général de Corps d’Armée, vice-ministre de la défense nationale, Chef d’Etat-Major de l’Armée nationale populaire (ANP), Ahmed Gaïd Salah, qui a confirmé l’organisation de « réunions suspectes » par « certaines parties malintentionnées » pour « porter atteinte à la crédibilité de l’ANP », selon un communiqué du ministère de la Défense nationale (MDN).

Lors d’une réunion au siège de l’Etat-Major de l’ANP, ayant regroupé les Commandants de Forces, le Commandant de la 1ère Région militaire et le secrétaire général du ministère de la Défense nationale, Gaïd Salah a affirmé que « certaines parties malintentionnées s’affairent à préparer un plan visant à porter atteinte à la crédibilité de l’ANP et à contourner les revendications légitimes du peuple ».

Selon la même source, « en date du 30 mars 2019, une réunion a été tenue par des individus connus, dont l’identité sera dévoilée en temps opportun, en vue de mener une campagne médiatique virulente à travers les différents médias et sur les réseaux sociaux contre l’ANP et faire accroire à l’opinion publique que le peuple algérien rejette l’application de l’article 102 de la Constitution ».

Le Chef d’Etat-Major a souligné dans ce sens, que « toutes les propositions découlant de ces réunions suspectes, qui vont à l’encontre de la légalité constitutionnelle ou portent atteinte à l’ANP, qui demeure une ligne rouge, sont totalement inacceptables et auxquelles l’ANP fera face, par tous les moyens légaux ».

Lors de cette réunion, Gaid Salah a réaffirmé que la mise en application de l’article 102 de la Constitution constitue « l’unique garantie » pour préserver la stabilité du pays. Soulignant que « la position de l’ANP demeure immuable, dans la mesure où elle s’inscrit constamment dans le cadre de la légalité constitutionnelle et place les intérêts du peuple algérien au-dessus de toute autre considération », le Général de Corps d’Armée a estimé que la solution de crise ne peut être envisagée qu’à travers l’activation des articles 7, 8 et 102 de la loi fondamentale du pays.