Zitouni Mustapha 

Les travailleurs des inspections des impôts « est » et « ouest » d’Oran lancent un mouvement de grève de trois jours à partir de ce lundi 18 mars. Un communiqué a été placardé à l’entrée des inspections à l’image de celle d’Oran est, sise au 9 boulevard de Tripoli dans la circonscription El Emir.

A l’instar des 48 wilayas du pays, les inspections des impôts d’Oran débrayent pour une durée de trois jours, les 18, 19 et 20 mars suite à l’appel de la section syndicale nationale des travailleurs des finances sous l’égide de l’union nationale des travailleurs algériens UGTA. A signaler que plus de 14 inspections jusqu’à celle de Béthioua, relèvent de la seule inspection d’Oran Est, ceci pour dire, que le mouvement a déjà pris de l’ampleur à travers la wilaya d’Oran.

Selon le communiqué placardé à l’entrée des inspections des impôts, annonçant la grève de trois jours, il est noté que le mouvement intervient après la sanction de certains syndicalistes qui auraient été licenciés en raison de leur appartenance politique et après s’être soulevés contre l’actuel et décrié secrétaire général de l’UGTA. Des revendications quelques peu « légères » selon certains observateurs, pour paralyser les inspections des impôts à travers les 48 wilayas du pays.

Nous nous sommes rapprochés de quelques travailleurs des impôts d’Oran, pour de plus amples explications sur les motivations et principalement sur les motivations qui ont poussé les travailleurs du secteur des finances, à passer au mouvement de protestation avec un débrayage de trois jours avec l’impact de la grève sur les activités des inspections et en même temps sur les contribuables. Certains de ces travailleurs, nous diront, qu’un autre communiqué est en cours de distribution et dont le contenu, ferait plus allusion à d’autres revendications d’Ordre socio-professionnel parmi lesquelles, le manque de moyens attribués aux travailleurs des impôts dans leurs activités quotidiennes. Pour l’heure nous nous limiterons au seul communiqué placardé ce lundi matin à l’entrée des inspections, et qui fait uniquement mention d’un désaccord de syndicalistes avec des pratiques de l’union nationale de travailleurs algériens, UGTA. La fronde viserait-elle, l’impopulaire Sidi Said ou est-ce, l’effet boule de neige de la conjoncture actuelle qui laisse à penser que le SG de l’UGTA, serait devenu « persona non grata » et que l’air du changement souffle aussi sur l’union nationale des travailleurs algériens.

Pour rappel, un mouvement similaire de grève de trois jours avaient été lancé en 2016, par les travailleurs du secteur des finances, notamment les impôts. Les revendications étaient  essentiellement d’ordre socioprofessionnel, notamment la révision des lois sur les indemnités des corps communs des travailleurs professionnels, la titularisation des travailleurs contractuels et  l’abandon des intimidations et pressions exercées sur les syndicalistes.