Boualem Belhadri

Avant-hier, le Département des Services Vétérinaires était en état d’alerte, en raison de la propagation de la peste des petits ruminants au niveau de plusieurs régions du pays, titrent les journaux et diffusent les médias lourds, ces derniers temps.

Les avertissements des Inspections Vétérinaires ont été mis à la connaissance des éleveurs, il y a environ deux mois. Les responsables chargés de ce dossier épidémique dans la wilaya, d’Aïn Témouchent multiplient les sorties au niveau des zones considérées comme des bassins laitiers et d’élevage.

Selon nos sources d’information, les responsables  à Aïn Témouchent n’ont pas enregistré de cas de peste des petits ruminants ovins et caprins, mais l’heure est marquée par des campagnes de sensibilisation et la collecte des renseignements auprès des éleveurs qui décèlent ou non des cas de suspicion. On apprend que la wilaya limitrophe d’Aïn Témouchent, en l’occurrence Oran, a enregistré le samedi 05 janvier 02 premiers foyers de peste de petits ruminants. Auparavant, une dizaine d’agneaux ont été détruits au doura Boudjemaa (Oran) et Sidi Chahmi, apprend-on.

Le déplacement de cheptels, d’un souk hebdomadaire à un autre peut être à l’origine d’une propagation de cette maladie à déclaration obligatoire. Une mesure est à prendre en urgence est d’interdire le déplacement des petits ruminants, d’un point de vente à un autre, étant donné que l’épidémie attaque en premier les agneaux en bas âge. La wali d’Aïn Témouchent est en mesure de prendre une telle décision prophylactique. Il est à rappeler que jeudi dernier, le ministre de l’Agriculture, Abdelkader Boughazi, avait déclaré à la presse : «que 2.000 petits ruminants atteints de peste ont été jusque-là enregistrés au niveau national.»

Leur abattage a été aussi immédiat. La semaine d’avant, cite notre source d’information, le Directeur des Services Vétérinaires (DSV) au ministère de l’Agriculture, du Développement Rural et de la Pêche, El Hachemi Karim Kaddour a fait état de : «la perte de 1.000 à 1.200 têtes de bétail, en raison de la peste des petits ruminants à travers 12 wilayas.» Encore, on n’est pas bien renseigné, tellement les chiffres fournis changent d’un responsable à un autre, en peu de temps. L’Inspection Vétérinaire de la wilaya d’Aïn Témouchent est en état d’alerte maximum, fait-on savoir.

Tout le long de la journée, des fellahs viennent s’informer sur les précautions à prendre, afin de venir déclarer à temps en cas de suspicion. Quelle est l’origine de la maladie ? On nous renseigne que c’est : «une maladie très contagieuse et surtout transfrontalière. L’épidémie s’est introduite en Algérie par les échanges d’animaux entre les éleveurs algériens et ceux des pays frontaliers qui sont tous infectés.

La maladie sévit dans tous les pays du Sahel. Des foyers ont été également signalés au Maroc et en Tunisie. Les premiers cas de la maladie ont été découverts il y a deux mois, dans la wilaya frontalière Tébessa. Depuis, l’épidémie s’est propagée à Oum El Bouaghi, Biskra, El Tarf, Béjaïa, Laghouat et Djelfa, Médéa, Saïda, Tiaret, Naâma, Tlemcen et à Oran. »

Les réactions du ministère de l’Agriculture n’ont pas tardé à mettre en œuvre des dispositifs, à l’échelle nationale. Un budget de 400 millions de dinars, pour l’acquisition du vaccin contre la peste des petits ruminants a été mobilisé.

A Aïn Témouchent, à l’instar des autres régions du pays entameront, durant ce mois de janvier, une campagne de vaccination du cheptel. Le ministre de l’Agriculture a également assuré que les éleveurs ayant perdu des animaux atteints d’épidémies seront indemnisés.