Boualem Belhadri 

Selon le chargé de la Cellule de Communication de la Sûreté, de la wilaya d’Aïn Témouchent et sur instruction de la DGSN, une campagne préventive vient d’être lancée, à partir du 26 novembre 2018, afin «de sensibiliser les conducteurs et les inciter à respecter les critères usuels et réglementaires de forme, de caractères et de langue des plaques d’immatriculation, et ce, conformément, à l’arrêté du 15/06/1993 modifiant l’arrêté du 05 mai 1988 fixant les règles administratives relatives au numéro d’immatriculation des véhicules automobiles.» Il est à remarquer «que certains conducteurs recourent à la décoration de leurs plaques d’immatriculation, en ajoutant des autocollants de drapeaux étrangers, des bandes colorées ou parfois des symboles et des formes ne répondant pas aux normes exigées pour les plaques d’immatriculation.» Pour rappel, l’arrêté sus évoqué précise «que la plaque avant doit contenir des chiffres arabes sur fond réflectorisé blanc gris, et la plaque arrière des chiffres arabes noirs sur fond réflectorisé jaune.» Aussi le communiqué met en garde les usagers de la route contre tout dépassement de la loi en vigueur, car « une plaque d’immatriculation doit être en aluminium, de 01 millimètre d’épaisseur, de 52 centimètres de longueur et de 11 centimètres de largeur, et que les chiffres doivent être de 7,5 de haut et doivent être distincts du reste de la plaque de 0,5 millimètre.» Ainsi ! «les plaques faites en plexi glace sont bel et bien interdites, comme les plaques qui reçoivent des chiffres déformés ou les uns plus grands que les autres.» Par ailleurs, selon l’article 51 du code de la route de 2009 : « il est interdit de placer des plaques d’immatriculations fantaisistes, mais cet article reste flou, puisque certains peuvent considérer qu’une bande rouge à côté de la plaque n’est pas ce qu’on peut qualifier par « fantaisiste »! Est-ce vrai ? Le chargé de la Cellule de Communication de la Sûreté de wilaya d’Aïn Témouchent, précise : « que durant l’année en cours il a été enregistré 200 contraventions en rapport avec le problème de l’établissement de la plaque d’immatriculation non conforme avec les textes ci-dessus cités. A l’échelle la DGSN avait précisé : « que les services de la Sécurité publique ont enregistré, au cours des 10 derniers mois, 6.296 contraventions de second degré relatives aux plaques d’immatriculation réfléchissantes et 11.281 infractions relatives à l’utilisation de couleurs non conformes.» C’est ce que le Commissaire principal Rabah Zouaoui avait déclaré à la presse : « au terme de sa supervisiond’une campagne de sensibilisation sur les routes d’Alger sur la conformité des plaques d’immatriculation aux normes en vigueur dans le code de la route.» Par ailleurs, ce dernier a évoqué d’autres infractions relatives : «à l’absence ou à la défection de l’éclairage de la plaque d’immatriculation, l’absence d’un dispositif rétro-réfléchissant, ou l’absence de la plaque d’immatriculation arrière sur les motocycles.» Et d’ajouter «concernant les amendes prévues dans le code de la route pour les différents types d’infractions relatives à la plaque d’immatriculation, M. Zouaoui a rappelé que le texte stipulait tout contrevenant de second degré est soumis au paiement d’une amende forfaitaire, allant de 2.000 DA à 3.000DA.» en fin, note-t-il, «en cas de conduite d’un véhicule sans plaque d’immatriculation ou muni d’une plaque non lisible, le véhicule peut être immobilisé sur place, a-t-il expliqué, ajoutant qu’en cas de non-conformité de la plaque aux informations, figurant sur la carte grise, le conducteur s’expose à une peine d’emprisonnement de deux (02) mois et à une amende de 50.000 DA à 150.000 DA.»