R.L.

L’inscription des fortifications historiques d’Oran au patrimoine mondial est au centre d’un projet de travail collaboratif entre l’Algérie et l’Espagne, a annoncé mercredi, le Directeur de la Conservation et de la Restauration du Patrimoine Culturel au ministère de la Culture.

« Les deux pays s’engagent à travailler sur la construction du dossier qui permettra à terme, de reconnaître la valeur universelle exceptionnelle du système de fortifications d’Oran », a précisé Mourad Bouteflika, à l’occasion d’un symposium algéro-espagnol sur la réhabilitation du patrimoine. »L’action envisagée avec nos collègues espagnols consiste à proposer un dossier de protection de ce système de fortifications sur la liste du patrimoine mondial de l’humanité », a-t-il expliqué dans une déclaration à l’APS, à l’issue de cette rencontre technique.Tenu 02 jours durant à l’auditorium de l’Université des Sciences et de la Technologie d’Oran « Mohamed Boudiaf » (USTO-MB), le symposium a réuni plusieurs spécialistes algériens et étrangers, dont des experts auprès de l’Unesco.

La participation espagnole a permis dans ce contexte, de mettre en relief l’expérience de ce pays en matière de restauration et de réutilisation des monuments historiques qui peut selon nombre d’intervenants, inspirer les interventions futures sur le système de fortifications érigé durant la période d’occupation espagnole à Oran (1509-1792).Le représentant du ministère de la Culture s’est félicité à cet égard du fait que « la partie espagnole a affirmé sa disponibilité à accompagner la partie algérienne, pour améliorer les niveaux de connaissances et d’intervention ».Il s’agit, a-t-il développé, d’assurer « la qualification des personnels qui seront amenés aussi bien à intervenir sur ces biens culturels mais aussi à les valoriser et à les intégrer dans un usage moderne et renouvelé ».

Le responsable a toutefois souligné que l’objectif immédiat de son département porte d’abord sur l’inscription des fortifications considérées sur la liste du patrimoine national, signalant qu’un dossier en ce sens sera présenté à la Commission nationale des biens culturels avant la fin de l’année en cours.

Il a également salué les efforts considérables des pouvoirs publics à Oran qui ont conduit à l’évacuation des ensembles d’habitats précaires qui entouraient ces fortifications, aujourd’hui « plus visibles » et pouvant être inscrites dans « un projet global de valorisation ».

Le représentant du ministère de la Culture a encore mis l’accent sur l’intérêt de ces actions, en soutenant qu’elles cadrent parfaitement avec les ambitions affichées par Oran au sein du bassin méditerranéen.

Les Jeux Méditerranéens prévus à Oran en 2021 constituent à ce titre « une perspective dynamisante » pour tous les projets d’inscription qui impliquent également « la contribution des universitaires et de la société civile », a-t-il conclu.Le symposium algéro-espagnol tenu à l’USTO-MB s’était ouvert mardi, en présence des autorités locales, de la rectrice de cet établissement, de l’ambassadeur d’Espagne en Algérie, et de la directrice de l’Institut Cervantès d’Oran.