M.A.S

L’absence d’une Cellule de Communication officiellement installée au niveau de la Direction de la Santé et de la Population de la wilaya de Mostaganem a ouvert les portes grandes ouvertes aux multiples spéculations, rumeurs et des supputations à chaque cas de propagations de maladies contagieuses et dangereuses, allant des simples grippes au choléra, en passant par la rougeole qui sévit actuellement. Et à chaque fois, c’est silence radio et la loi de l’omerta qui règne au sein de ce secteur vital pour la population locale, même au plus fort de la crise du choléra qui demeure dans toute les mémoires, aucun communiqué officiel signé du DSP n’est venu orienter, rassurer ou simplement confirmer/infirmer l’apparition de cas sur le territoire de la région, dont il a la compétence. D’un autre côté, le même DSP Dr. Abdelghani Friha se prend en froid contre les journalistes qui dévoilent et révèlent les scandales sanitaires qui s’y déroulent à Mostaganem…. ! À ce propos, le cas très concret de la maladie de la rougeole, selon des sources médiatiques locales parlent de «plus de 700 cas de rougeole enregistrés depuis 04 mois, dont 14 patients décédés.»
Le service des Maladies contagieuses de l’hôpital public « Ernesto Che-Guevara» de Mostaganem se retrouve totalement saturé. Face à cette situation, le bloc des urgences médicales a été obligé de garder des malades atteints par la rougeole, parfois : «dans des conditions déplorables.»
Des parents de malades sont mécontents et la colère gronde. D’après le témoignage de sources sûres jeudi dernier, à la suite de la mort d’une fillette atteinte de la rougeole et qui était hospitalisée dans les locaux initialement prévus pour abriter un service d’oncopédiatrie, des parents garde-malades ont manifesté bruyamment à l’intérieur de l’hôpital leur courroux. Ainsi, pour trouver des solutions répondant à la dimension de l’épidémie, la semaine dernière les choses auraient commencé à bouger et le directeur de l’hôpital épaulé par les médecins spécialisés, chefs de services, a tenu une réunion d’urgence, pour tenter de trouver des solutions.
Ils ont étudié la possibilité de réquisitionner un hôpital sur les 03 ouverts depuis environ 10 mois à Mesra, Bouguirat et Achaâcha pour le transfert des malades, souffrant de la rougeole et l’hospitalisation des nouveaux cas.
Cette proposition semble judicieuse pour une prise en charge adéquate des patients.
Il est à indiquer, que la rougeole mal soignée, fragilise et peut même faire disparaître le système immunitaire chez le malade, et mort s’en suive. Le personnel médical et paramédical devraient faire preuve de vigilance dans cette situation délicate.