Les opérateurs économiques boudent les Salons et manifestations

La crise financière frappe le secteur de la Communication

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Zitouni Mustapha

Selon de nombreux observateurs du secteur économique, comme ceux spécialisés dans les agences de communications à Oran ont relevé que depuis quelques mois, voire plus, la programmation de manifestations et Salons nationaux et internationaux, a nettement diminué relativement à l’engouement qui a été observé il y a quelques temps au niveau par exemple du Centre de Convention d’Oran (CCO), ou au niveau des salles de conférences des grands établissements hôteliers, tels le Sheraton et le Méridien, pour ne citer que ceux-là.
Crise financière ou fuite d’exposants pour diverses raisons, nous avons sollicité quelques acteurs habitués aux Salons et rencontres entre Oran et Alger, afin de tenter de connaître, les raisons de certaines déprogrammations, ou tout simplement de la non- programmation de certaines rencontres sur la place d’Oran, à un moment, où tous s’accordent à dire, que Oran et sa région, occupent une place de choix pour être considérée comme Pôle économique par excellence.
Nos interlocuteurs des opérateurs économiques et chefs d’entreprise sont tous unanimes, pour mettre en avant, un souci de rentabilité, c’est-à-dire qu’ils attendent un retour des Salons auxquels ils prennent part. Par retour, un de nos interlocuteurs, sera plus explicite, il dira : à Alger, par exemple, lors des Salons, nous avons beaucoup d’échanges, de cartes de visites en plus des entretiens que nous faisions avec de nombreux professionnels qui visitent les Salons, quelques temps après, nous constatons le retour de ces entrevues avec des appels téléphoniques, pour de commandes et autres prestations.
Dans ces conditions, nous sommes satisfaits de nos investissements humains et financiers lors des Salons, ce qui n’est pas le cas pour Oran, où l’on a constaté, en plus du non-retour d’impact après les Salons, une augmentation injustifiée des tarifs de participations, en plus de la préparation de nos stands.
Avec plus de 600.000 dinars, voire plus pour une petite superficie au Centre des Conventions d’Oran et des prestations qui ne suivent pas, cela nous donne à réfléchir sur nos participations à certains Salons à Oran.»
De nombreux opérateurs nous ont d’ailleurs indiqué qu’ils ont déjà décliné, des invitations à certains Salons organisés à Oran.
Il semblerait que l’euphorie qu’à connue le monde de la communication dans la région- ouest semble s’essouffler, du moins selon quelques-uns de interlocuteurs.