Boualem Belhadri

L’institut de Technologie Moyen Agricole Spécialisé (ITMAS), a abrité, avant-hier, la 25eme édition de la journée nationale de vulgarisation agricole, du 1er octobre, sous le sceau caractéristique : « la vulgarisation et l’appui conseil pour le développement agricole durable.»
L’événement a été une opportunité à saisir pour environ, 40 représentants de différentes filières agricoles et une dizaine de firmes venues exposer leurs produits phytosanitaires, équipements et instruments agricoles aratoires et de fermes. Le grand stand qui occupait une large aile de l’aire d’exposition a été consacré aux différents services de la Direction des Services Agricoles avec à côté ceux de la CCLS, la banque BADR, l’ONCV, l’INPV, la CRMA, les laitiers. Plusieurs autres participants avaient présenté des échantillons de leurs produits tels que le miel, le blé dur, le blé tendre, l’orge, le raisin de table, les légumes secs (pois chiche), les nouveaux produits phytosanitaires, les machines aratoires et autres. Ce qui est à remarquer est de constater les mêmes invités venus prospecter ce qui les intéressent de prime abord.
On aurait aimé voir les responsables habilités élargir les invitations pour toucher les fellahs les plus reculés de la wilaya qui ont grandement besoin des conseils et des démonstrations sur sites des techniques nouvelles en rapport avec leurs activités.
Ainsi l’occasion était aussi pour beaucoup d’invités de débattre des problématiques inhérentes au secteur. On cite notamment Les dangers liés à l’irrigation des cultures par les eaux usées, les mesures prophylactiques en cas de fièvres aphteuses, la lutte contre le ver blanc, les punaises des champs, les techniques de labours pour éviter les inondations et le lessivage de minéraux…. Le débat a été celui de la main d’œuvre spécialisée qui manque. Ce besoin pressant devait pousser les responsables du secteur à faire intéresser les fils des agriculteurs en vue de les former à même de prendre la relève pour le développement agricole durable.
Développer les concertations entre les partenaires du secteur et l’administration, à tous les niveaux décisionnels et exécutifs était le message fort du ministre de l’Agriculture, du Développement Rural et de la Pêche, Abdelkader Bouazghi, qui a mis l’accent sur la nécessité de moderniser les mécanismes de vulgarisation agricole, d’assistance et de consulting pour le développement du secteur dans le pays. S’adressant à un parterre de journalistes Abdelkader Bouazghi avait précisé en outre: « qu’Il faut focaliser les efforts sur la modernisation des mécanismes de vulgarisation agricole, d’assistance et de consulting technique pour le développement de l’agriculture et du monde rural, pour atteindre une complémentarité globale, du fait que ces facteurs constituent des piliers fondamentaux du développement socioéconomique.»
Selon le ministre, la stratégie de développement élaborée à l’horizon 2022 est en cours d’exécution pour : «relever le défi de la sécurité alimentaire dans notre pays, à travers l’exploitation optimale et continue des ressources naturelles, la diversification des activités économiques et la création d’un climat et de mécanismes de production, aussi bien dans le domaine agricole que dans les secteurs de la Pêche et des Forêts.»
A Aïn Témouchent, le fruit de cette politique commence à donner ses fruits, notamment par l’installation de grands pionniers des filières lait, arboricoles, viticoles, céréalières, avicoles et d’élevage bovin et ovin. Et d’ajouter : «la stratégie du secteur a été couronnée de résultats positifs dans pratiquement la majorité des segments culturaux, à l’instar de la céréaliculture qui a permis d’engranger cette année, 60,5 millions q de céréales, contre une production de 34,7 millions q la saison dernière, tandis que les légumes secs ont donné lieu à une production de 1,3 million de q cette saison, contre 642 q en 2009.» On ne sait pas pourquoi le ministre a parlé de l’année 2009 alors qu’on avait besoin des statistiques des campagnes des 03 dernières années pour mener une comparaison et analyse chiffrée pouvant fournir les résultats des efforts déployés et tirer les enseignements nécessaires à même d’orienter les investissements spécifiques au niveau des domaines en souffrance ou connaissant des carences.
A Aïn Témouchent le directeur, Naimi Berkane a mis l’accent sur les résultats obtenus dans la céréaliculture et les légumes secs. Selon lui, la production céréalière a dépassé le cap de 2.500. 000 q, alors que la production des légumineuses (pois chiche) a atteint 20% de la production nationale.