M.A.S

Le P/APC de Sidi Lakhdar ; commune située à l’est du chef-lieu de wilaya Mostaganem a accusé dernièrement le chef de la daïra de Sidi Lakhdar M. Moussa Ahmed, d’empiéter sur ses prérogatives dans le cas de la démolition des habitations des « katarees », pour la plupart des familles dans des situations précaires originaires de la wilaya de Chlef, avons-nous appris de source médiatique dans sa version arabophone.
Dans ses déclarations au juge chargé de l’enquête, relevant de la Première Chambre du tribunal correctionnel de Sidi Ali, le P/APC Abid Nasser » a affirmé qu’il n’était pas au courant de la démolition de ces résidences, car il ne disposait pas d’une liste de noms des familles concernées. «Familles qui ont été soumises à cette procédure illégale telle que formulée, ajoutant qu’aucune mesure n’a été prise,» selon le P/APC de Sidi Lakhdar.
Selon la version du maire de Sidi Lakhdar, il était question de la démolition de maisons, sises dans une autre zone et ce dernier a adressé une correspondance au chef de daïra, en avril 2018, concernant des camps de vacances d’été situés sur la côte d’Aïn Brahim, ces maisons construites sur un terrain forestier de manière illégale dans la municipalité de Sidi Lakhdar, appelée « camp d’été près de la justice » et sa région d’une superficie de 10 ares, cependant le Conseil municipal de Sidi Lakhdar s’était opposé au commissaire-priseur à 02 reprises, pour mettre fin à l’opération de cession aux enchères de ce terrain, mais le chef de la daïra aurait empiété sur les prérogatives du P/APC pour faire passer la décision de concession contrairement à la loi.
Dans ce contexte, le rapport d’expertise du propriétaire de l’expert immobilier « Bali Arab » présenté devant le juge d’instruction soutient que la démolition des maisons qui avait eu lieu durant la nuit était effectuée par le chef de la daïra et est considéré comme illégal, car les bâtisses sont achevées et que le nombre de logements est supérieur à 300 m2 , situées dans la zone habitable au milieu d’institutions éducatives et religieuses, et n’entravent pas les propriétés agricoles qui ne dépendent pas de la nature agricole des terres sur lesquelles les logements de haute qualité ont été construits.
Par ailleurs, les familles ciblées par la mesure de démolition du chef de la daïra s’interroge sur le pourquoi du «deux poids deux mesures » dans cette affaire, car il existe d’autres habitations sans permis de construire qui n’ont pas été touchées par la démolition dans la même zone.
Le tribunal municipal de Sidi Ali, qui a nié l’existence d’une telle décision, a accepté la requête des victimes et entend étudier avec sérénité ce dossier. L’affaire est maintenant au niveau du bureau du juge d’instruction du tribunal de Sidi Ali, dont l’expert immobilier dans ce contexte, a indiqué que ce processus « arbitraire » et qu’il y a environ 200 familles, vivant dans des maisons équipées de toutes les commodités de la vie, comme l’électricité et le gaz, disponibles depuis plus de 50 ans.
De notre côté, nous avons tenté hier de joindre par téléphone le chef de la daïra de Sidi Lakhdar, pour avoir sa version des faits, en vain.