Par Allal Bekkaï

Accompagnée de son mari, Naïma Salhi, présidente du parti de l’Equité et de la Proclamation(PEP), également députée, était ce samedi hôte de la commune de Amieur, dans la daïra de Chetouane. Une visite de proximité, version relations publiques, qui lui a permis de rencontrer ses militants et sympathisants, et prendre par la même occasion connaissance des préoccupations des habitants de cette commune.
A l’issue de sa visite, la députée a publié un communiqué (sur sa page Face book) dans lequel elle interpelle le ministre de l’Habitat, ainsi que le wali de Tlemcen au sujet du dossier de l’habitat rural qui serait en souffrance.
Selon les doléances, les bénéficiaires attendent toujours les actes de concession, ainsi que l’aide financière à l’habitat rural.
Les intéressés pointent du doigt les lenteurs administratives qui entravent le règlement de leurs dossiers.
En outre, le second grief est lié au logement social, sachant que cette commune n’a pas bénéficié d’un quota à ce titre, alors que les autres communes seraient mieux loties à cet égard. Aussi, les habitants de Amieur invitent le ministre de l’Habitat, ainsi que le wali à visiter leur commune, pour constater de visu et in situ le: «degré de marginalisation dont souffre la population.» Indiquons dans ce sillage qu’à Ouzidane, la cité populaire d’El M’çala, abrite un lotissement de groupement d’habitats ruraux de 250 unités, alors qu’un lotissement d’habitat rural de 143 lots a été attribué au niveau du village de Sidi Aïssa; quant au chef-lieu de commune (Chetouane), 400 lots de terrain pour des habitations rurales sont pris en charge par un plan d’aménagement au niveau du nouveau groupement de Bayada.
Il y a lieu de souligner que pas moins de 1.400 logements sociaux attendent d’être attribués seront attribués au niveau de la commune de Chetouane. Pour rappel, Naïma Salhi avait rencontré en avril 2017 les habitants de Chetouane, et plus exactement au café Neggah, à l’occasion de la campagne pour les législatives. En novembre 2012, la présidente du PEP avait présidé, à la Maison de la Culture «Abdelkader Alloula» de Tlemcen, un rassemblement populaire dans le cadre de la bataille des élections communales: «Il faut une rupture totale avec l’ancien système qui n’a pas pu mener à bien la mission que le peuple lui a confiée. Laissons donc la place à une nouvelle race de jeunes gestionnaires, universitaires et diplômés, tournés résolument vers le progrès et épousant leur siècle,» avait-elle déclaré à cette occasion.