Boualem Belhadri

Invité à s’exprimer sur les futures tendances de développement de l’agriculture, dans la wilaya d’Aïn Témouchent, Naimi Berkane, le directeur des Services Agricoles (DSA), considère que la région du Témouchentois est un pôle d’excellence de plusieurs créneaux porteurs et créateurs d’emploi et de richesse aux grands promoteurs qui investissent dans les filières du lait, de la viticulture de table, du maraîchage, de l’oléiculture t de l’agro-industrie.
Ces grands partenaires n’ont pas uniquement les moyens financiers mais ont investi aussi la main d’œuvre qualifiée qui n’est pas forcément locale et le plus souvent, elle est recrutée hors wilaya. De plus, ces pionniers disposent des formations avérées dans l’un ou l’autre domaine agricole. Alors que la filière oléicole comptait uniquement 05 huileries à la fin du dernier quinquennal, aujourd’hui, on enregistre 07 nouvelles grâce aux nouvelles mesures de facilitations prônées par le ministère de l’Agriculture, du Développement Rural et de la Pêche et Aquaculture (MADRPA). Depuis peu, Hocine Nacib, ministre des Ressources en Eau, invité au forum de la Radio nationale, avait laissé entendre que : «désormais, les ressources non conventionnelles, celles produites par l’épuration des eaux usées devraient contribuer au développement de l’agriculture par la multiplication des superficies irriguées. Là aussi, il dira que plusieurs barrages sont en construction à travers le territoire national. Les eaux conventionnelles des dits retenues participeront également au développement de l’agriculture à l’irriguée, selon une stratégie globale et une démarche intégrée mise en œuvre, en étroite collaboration avec le ministère de l’Agriculture.
L’année passée l’ex- ministre des Ressources En eau avait parlé de 02 millions d’hectares de terre à irriguer par les eaux non conventionnelles en grande partie et les eaux conventionnelles (barrages et petits barrages). Peut-être, les mieux conseillers parmi les nouveaux investisseurs attachent beaucoup d’importance aux nouveaux programmes initiés par le gouvernement en matière de développement de l’agriculture, dans la wilaya d’Aïn Témouchent. Ce qui étaye notre vision est de voir la filière-lait et ses débouchés, en matière de transformation, prendre de l’essor d’une manière grandissante. Ainsi, comme l’a si bien montré, un cadre de la DSA avant-hier, les localités de Hammam Bou Hadjar et d’Aïn El Arba sont devenues un bassin laitier d’excellence, comprenant 06 laiteries avec les 08 en cours de réalisation. A présent la wilaya ne dépend pas de la wilaya d’Aïn Témouchent.
Grâce à ces efforts louables et soutenus, elle est devenue excédentaire. Le froid a eu sa part d’engouement ces trois dernières années. On compte 11 unités qui arrivent pour l’heure, à réguler le marché. Ce n’est plus comme avant les investisseurs font des prospections, calculent aisément les coûts et optent pour les projets optimums durables et rentables.
La leçon est bien apprise. Et l’on apprend que certains ont des conseillers haut de gamme.