La vraie déperdition scolaire concerne le taux de l’échec scolaire non reconduit à la formation professionnelle

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Boualem Belhadri

Mohamed Mebarki, le ministre de la Formation et de l’Enseignement Professionnels avait laissé entendre depuis peu, que ses départements ministériels attendent dès le premier jour de la rentrée, le 23 septembre 2018, l’accueil de plus de 400.000 nouvelles recrues qui prendront la route des instituts et des centres de formation d’enseignement professionnels. L’avant-veille, le communiqué de la Direction de la Formation et l’Enseignement Professionnels a signalé que plus de 4.700 nouvelles recrues sont attendues, dans la wilaya d’Aïn Témouchent.
Reprenant des passages du discours inaugural de Mebarki, un cadre de la DFEP, d’Aïn Témouchent, dira : «le ministère s’attèlera à prendre en charge les besoin en ressources humaines nécessaires au fonctionnement des entreprises et du développement de l’économie nationale et locale, d’une part, et de répondre à la demande sociale de la formation professionnelle, d’autre part. Ceci comme l’a si bien dit un haut cadre du même ministère, doit faire l’objet d’une bonne coordination avec leurs homologues de l’Education Nationale en matière d’orientation, de suivi et d’accompagnent durant les prospections, les inscriptions et choix des filières et pendant l’accompagnement avec l’aide des dispositifs pour réaliser leurs rêves tant attendus pendant plusieurs années. A vrai dire, dans ce cadre précis, les choses doivent évoluer et atteindre les objectifs souhaités, pour résoudre de problèmes relatifs aux échecs scolaires et professionnels, surtout quand on sait que plusieurs jeunes auraient renoncé à leur projet pour moult causes, dont certaines sont liées parfois à la lenteur de procédure, les réticences des parents d’élèves, le changement de cursus, quand des occasions se présentent pour les stagiaires durant leur formation et le manque d’un tissu industriel et agro-industriel, ainsi qu’un parc d’entreprises stables en mesure de recruter les produits formés par le secteur de la formation professionnelle. Aujourd’hui on constate que la formation résidentielle et par apprentissage se partagent presque équitablement 70% de l’effectif global de la rentrée de septembre. Le reste, quand on voit les chiffres de la DFEP, on comprend qu’il est réparti entre les filières de la femme au foyer, les cours du soir, la femme rurale et les pensionnaires des maisons de rééducation. Cette année, environ 230 nouveaux postes, englobant des métiers nobles du terroir, dans différentes filières, relevant des corps secondaires, de l’agriculture, de la pêche et aquaculture, du tourisme, de l’industrie et des services, englobant plusieurs activités, ayant fait objet d’une discussion préalable entre les promoteurs et investisseurs et les responsables de la formation professionnelle.
Les cas de la formation des agents communaux dans le domaine de la gestion des installations, fonctionnant aux énergies renouvelables, des agents des cantines scolaires qui nécessitaient une formation additionnelle sont dignes de les citer. Mebarki a mis aussi le doigt là où il fait mal, quand il a dit que près de «450.000 jeunes quittent annuellement l’enseignement général classique sans diplômes et sans qualification.» Il s’agit pour le ministre de «réorienter le maximum de ces jeunes vers la préparation de qualifications et diplômes professionnels,» considérant que «la vraie déperdition scolaire, concerne ceux qui quittent l’enseignement général et n’intègrent pas la formation, ou l’enseignement professionnels.»
A Aïn Témouchent ce chiffre avoisine 5.000 cas, si l’on se réfère aux propos d’un ancien responsable, actuellement en retraite depuis peu.