Boualem Belhadri

La pénétrante à double voie, reliant le point de rencontre de la RN2 et la RN35, en face de la nouvelle stèle en construction de Baba Arroudj, et la ville d’Aïn Témouchent, en passant par Hay Moulay Mustapha, est désormais sous les feux de la rampe de moult critiques devenues persistantes depuis le début de l’année et plus précisément à partir de la fermeture de l’une des deux voies de la pénétrante, c’est-à-dire celle qui longe la partie, en contrebas de Hay Moulay Mustapha.
En somme, il s’agit d’une longueur d’environ de 600 m, allant du 2ème rond-point au niveau duquel est dressé un barrage fixe de la police jusqu’au 3ème rond-point qui mène vers la nouvelle-ville Akid Othman.
Cette fermeture a eu lieu un peu moins d’une année de l’arrivée de la wali, la cheffe de l’Exécutif de la wilaya d’Aïn Témouchent.
Des interrogations fusaient de partout et des questionnements s’en suivent, laissant l’opinion publique locale sans informations sur le pourquoi de cette fermeture, mais surtout combien va-t-elle durer ?
Certainement les choses ont bousculé les élus locaux, et en premier le maire d’Aïn Témouchent, Didi Abdelghani, à l’inverse des élus de l’APW qui n’ont pas soufflé mot sur ce qui s’est passé et ce qui va se passer sur cette trame de la ville, de part et d’autre de ladite pénétrante.
En effet, en l’espace de quelques mois, une course contre la montre s’est opérée sur cette partie.
La fermeture de la voie et sa limitation par une barrière érigée en tôles ondulées a été décidée pour permettre aux promoteurs qui ont acquis des lots de terrain d’entamer des excavations profondes assez proches du corps de la chaussée, pouvant engendrer des affaissements sous l’effet des poids lourds. Le danger n’est pas écarté en entier, en cas de chute des fortes chutes de pluies dans la zone qui est un réceptacle naturel, il faut s’attendre au pire.
Depuis quelques jours, le maire d’Aïn Témouchent, et l’on salue son courage et son franc parler, a sur les ondes de la Radio locale parlé succinctement de ce problème et il a trouvé inadmissible de laisser la voie fermée pour on ne sait combien de mois. La ville d’Aïn Témouchent ne peut pas permettre ça et les promoteurs sont priés de réaliser des murs de soutènement en bonne et due forme, afin d’éviter l’affaissement de la chaussée et voir l’irréparable advenir sans prévenir.
Les signes de ce désastre sont omniprésents, les gens qui ont autorisé ces investisseurs à opérer des grandes excavations sont interpellés.
Ce n’est pas uniquement de ce côté-là que les aléas climatiques ou sismiques (Aïn Témouchent classée zone sismique à partir du séisme du 22 décembre 1999).
L’autre partie qui est parallèle à la première et sur la même longueur constitue un autre danger plus grave que le premier.
Les excavations profondes à grande masse ont touché le talus, venant en aval de la dernière trame des bâtiments de la cité Akid Othman et orientées d’est vers l’ouest, c’est-à-dire en direction de la déclivité de 22 à 30% environ. Ces excavations sont à 05 ou 06 mètres de la voie du côté- ouest les futures constructions et 20 à 30 mètres environ de la dernière trame des bâtiments de la nouvelle-ville.
Le talus qui jouait le rôle de soutènement a été fragilisé, à tel point que des infiltrations d’eaux, à l’issue de fortes précipitations pluviométriques peuvent causer des dommages et des fissures aux constructions.
Le coup est parti pour certains qui ont pris cette décision.
Que faut-il faire en urgence ? Le maire de la ville, on le salue une seconde fois, avait signifié à l’endroit des promoteurs et des responsables qui sont à l’origine de cette situation, par ricochet a exigé à ce que soient réalisés sans tarder des confortements d’une haute technicité, afin de stabiliser toute cette partie déclive, si demain des aléas sismiques seront enregistrés. Ce que vient de dire le maire est aussi un avertissement qui en dit long et qui prend à témoin tous les responsables habilités et qui sont en poste en premier.
Ils sont désormais interpelés et l’heure est à la prise de décisions courageuses notamment du côté des bâtiments.