Suspension de la protection policière des représentations françaises en Algérie, une mesure de réciprocité de services

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Redouane Boaulia

La suspension de la protection policière des consulats français ainsi que toutes les représentations de l’hexagone, est un simple procédé de réciprocité de services d’autant plus que selon nos sources, « la France aurait refusé de mobiliser ses forces policières aux portes de l’ambassade d’Algérie à Paris, le samedi dernier, lors d’un  rassemblement des membres des mouvements Mouwatana et Rachad. ». L’Algérie voulait protéger les travailleurs du consulat contre les virulents membres de ces deux mouvements  qui veulent déstabiliser le pays et espèrent ternir son image à l’international en observant des sit-in pas aussi pacifique qu’ils veulent le faire entendre. Il faut dire que les membres des mouvements Mouwatana et Rachad, sont bannis par la population algérienne, ils espèrent ainsi trouver appuie ailleurs.

Ainsi la France dont les représentations diplomatiques et culturelles, sont sous la surveillance en h24 par la police algérienne depuis les années 90, n’a pas jugé utile d’assurer sur ton territoire la vie de diplomates algériens. Le procédé de réciprocité s’est alors imposé, la décision de suspendre toute protection policière aux représentations Françaises en Algérie a été mise en place. Sachant que l’ambassade de France et ses structures consulaires disposent de leurs propres services de protection à l’intérieur.