Boualem Belhadri

Les statistiques nationales de ces dernières années ont révélé qu’à l’échelle nationale, un taux important des accidents de la route, aussi bien à l’intérieur des agglomérations que sur les routes nationales et voies express classées, ou non, incombe aux transporteurs de marchandises et de voyageurs.
Les conclusions des rapports établis par les forces de sécurité et les éléments de la défense civile, ainsi que ceux émanant des services des Directions de Transport sont terrifiants, car dans la plupart des cas, les bilans sont importants aussi bien en pertes de vies humaines que matérielles.
Alors qu’en Europe et en France plus particulièrement, il a été mis au début des années 2000 ce qui est convenu d’appeler le dispositif de formation professionnelle des conducteurs de véhicules poids lourds de transport de voyageurs e de marchandises, en Algérie, ce n’est que ces derniers mois que l’on est en train de parler de la mise en œuvre d’un tel dispositif, portant formation professionnelle des conducteurs routiers.
A Aïn Témouchent, le fer de lance qui a eu cette initiative de vouloir inscrire, au titre de ses prérogatives et attributions, cette formation est la Chambre de Commerce et Industrie (CCI)-Sufat. Sans rentrer dans les considérations si cela est de son ressort ou non, on apprend par ailleurs que cette formation se déroulera au niveau de 04 écoles privées de transports agréées par la Direction des Transport de la wilaya d’Aïn Témouchent.
Le protocole de formation, la durée, le volume horaire sont certainement des clauses contenues dans une directive élaborée par le ministère des Transports, selon toute vraisemblance.
La directive et autres arrêtés l’appuyant concernent les conducteurs des véhicules poids lourds (véhicules de transports de marchandises, dont le poids total autorisé en charge excède trois tonnes et demie et des véhicules de transport de voyageurs comportant les places assises, en plus de celle du conducteur). Entrent dans cette catégorie, les taxis collectifs d’au moins 08 places. Ils sont compris dans les catégories de permis de conduire C et D, a indiqué le responsable de la Direction des Transports.
En Europe, le cadre juridique de la formation stipule : «que le stage initial minimal obligatoire (SIMO) constitue une formation initiale qualifiante permettant la pratique de la conduite professionnelle de véhicule poids lourds. Elle dure 140 heures. Il existe également des formations initiales dites longues de 280 heures au moins (ce sont les titres et diplômes professionnels de conducteurs routiers).» Le directeur des Transports de la wilaya d’Aïn Témouchent qui s’est confié à la presse, la semaine passée n’a pas abordé ces détails qui intéressent de prime à bord, les futurs stagiaires invités à se conformer à ladite directive qui est obligatoire.
Afin de conserver leur qualification à la conduite des véhicules poids lourds, les conducteurs routiers doivent suivre périodiquement un stage continu obligatoire (SCO). Le représentant du secteur des Transports a omis de préciser la durée qui est de 05 ans en Europe et en France. Ainsi, le SIMO et la SCO voyageurs permettent de pratiquer une activité de transport urbain ou interurbain sans nécessité de spécialisation complémentaire.
Ainsi, le nouveau code des transports, en incluant, le SIMO et la SCO obéit aux objectifs généraux, dont La formation professionnelle initiale et continue, des conducteurs, permettant à ces derniers de maîtriser les règles de sécurité routière et de sécurité à l’arrêt, ainsi que la réglementation relative à la durée du travail et aux temps de conduite et de repos, d’une part, et le champ d’application dans lequel doivent s’inscrire les conducteurs des véhicules dont le poids total autorisé en charge excède 03 tonnes et demie et des véhicules de transport de voyageurs, comportant des places assises en plus de celle du conducteur, d’autre part.