Mohamed Benhamou plaide pour la sécurité et la stabilité

Université d’été du parti El Karama

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Au lieu de la station balnéaire de Marsat Ben M’hidi (ex-Port Say) comme à l’accoutumée, le président du parti El-Karama, Mohamed Benhamou, a opté cette fois-ci pour la localité frontalière de Souani, son patelin, dans la daïra de Bab El Assa, pour organiser le samedi dernier son université d’été qui s’est tenue durant deux jours dans une salle des fêtes sous le slogan «Pour un front populaire fort».
Ce conclave partisan a vu, dans sa 7è édition, la participation de présidents et de représentants de partis politiques, dont le FLN, l’ANR, le PRA, le Parti de la Nature et de la Croissance, Ennour algérien, le MEN et le MJD. Les travaux de la première journée de cette rencontre ont été marqués par des interventions de présidents et représentants de partis abordant l’importance de la cohésion dans ce nouveau front populaire, pour la poursuite de l’édification et la nécessité de poursuivre sa campagne de sensibilisation à travers le pays, pour une large adhésion à la «continuité». Dans son intervention, Mohamed Benhamou, a affirmé que la démocratie se concrétise dans un climat de sécurité et de stabilité. L’orateur a souligné à ce titre que : «la démocratie, favorisée par la stabilité et la sécurité, se concrétise progressivement avec le temps,» ajoutant que l’Algérie qui avait «vécu des années sanglantes, tente actuellement de rattraper le retard, en réalisant de nombreux acquis.»Par ailleurs, le FLN et la formation politique El Karama ont convenu dernièrement de la création d’ici peu d’une commission mixte devant passer au peigne fin toutes les questions importantes, dont naturellement l’échéance des présidentielles de 2019. Des sujets liés à la mémoire et l’histoire, et à l’identité nationale, plus particulièrement l’amazighité, seront examinés dans cet espace commun, ainsi que l’élection présidentielle prévue normalement en avril.Avocat de profession depuis 1988, Mohamed Benhamou, 50 ans, rejoint le barreau de Paris en 1995, avant de rentrer au bercail pour se consacrer à son village natal, Souani, où il fonda une zaouïa qu’il administre. Une confrérie religieuse fraiche émoulue que Chekib Khelil honora lors de sa récente tournée «spirituelle». Son leitmotiv, initier des projets de développement pour sa région.
A ce titre, et grâce à son populisme et sa proximité avec les autorités locales, il a pu obtenir pour son patelin une ambulance, un collège, une polyclinique, entre autres.
Il était député FNA en 2008 et président de la commission des transports et des télécommunications auprès de l’APN avant de créer son parti El Karama, dont le congrès constitutif fut tenu en février 2012 au niveau de la Maison du Parc National de Tlemcen et à l’issue duquel il fut élu président. Notons par ailleurs, que Mohammed Benhamou intervient régulièrement sur la chaîne Al Magharibia ; dernièrement, il était l’invité le 7 août dernier depuis Paris sur le plateau de l’émission TOP3 animée par Djamel Benchenouf et diffusée en direct. Il défend bec et ongles le Président Abdelaziz Bouteflika: «Je rêve de l’Algérie de la fiertén» glisse-t-il en faisant allusion à Bouteflika qui a popularisé «Djazair el Aizza wal karama».