Des souscripteurs au programme AADL dénoncent les lenteurs administratives

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L’agence de l’Amélioration et du Développement de Logements (AADL) entend lancer très prochainement un chantier de quoi réaliser 1600 logements, formule location-vente. L’assiette foncière, devant contenir cet important projet qui sera habité par une population de l’ordre de 6.500 à 7.000 habitants, a été délimitée au niveau du plan d’occupation de sol (POS) de la 3eme ville nouvelle située au sud-est d’Aïn Témouchent et contiguë à la cité Jouhara, une extension qui englobe un pâté d’au moins 6.000 logements, y compris ceux érigés près du campus universitaire et du centre universitaire Belhadj Bouchaib (CUBB/AT). Le projet en question aura la taille, sur le plan d’habitations, d’une commune de Sidi Boumediene. Il est à noter, qu’en plus des 1.000 unités distribuées en 2016, il y a aussi 760 autres sur le point d’être cédées et réalisées par l’AADL. Un important quota de ce parc aurait été transféré à la CNEP-Banque. Selon des informations : «les responsables concernés ne s’attendent qu’à la décision de la commission interministérielle en charge du dossier pour le coup d’envoi des chantiers.» Certainement les autorités compétentes de la wilaya auraient dû saisir les ministères concernés pour débloquer cette situation. D’un autre côté on apprend, d’après une source, citant des informations émanant de l’AADL : «que toutes les conditions nécessaires sont réunies déjà aux plans foncier, financier, matériel, technique et urbanistique.» En sus : selon d’autres informations, les autorités de la wilaya, celles des Equipements Publics, du Logement et de l’Urbanisme et de la Construction, ainsi que les responsables centraux de l’AADL sont décidés à vouloir lancer les 1.600 logements de formule location-vente. D’un autre côté on apprend que les retards induits dans le lancement de ce programme sont au déclassement de l’assiette foncière initiale avérée de grand rendement et implantée dans une exploitation agricole collective (AEC) au profit des services domaniaux. Devant une telle situation les lois en vigueur proposent aux services centraux du gouvernement l’extraction de la dite parcelle (plusieurs dizaines d’hectares) quand c’est en dehors des limites du PDAU. L’expropriation pour cause d’utilité publique par voie d’extraction devait faire l’objet d’une expertise financière au profit de l’EAC concernée. «L’entreprise de réalisation retenue relève d’une société chinoise réputée dans la construction de logements et qui est dénommée ZCIGC, selon toute vraisemblance.» On apprend par ailleurs, que c’est la même société qui a réalisée auparavant les 1.000 logements AADL et les 676 logements publics locatifs (LPL), un programme confié au promoteur public, en l’occurrence, l’Office de Promotion et de Gestion Immobilière (OPGI) de la wilaya d’Aïn Témouchent, avec le respect du délai imparti prévu par le cahier des charges entre les deux (02) parties algérienne et chinoise.