Une catastrophe écologique et sanitaire menace la population de Ouilis

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La situation qui prévaut dans la localité de Benabdelmalek Ramdane (ex-Ouilis), relevant de la daïra de Sidi Lakhdar est à peine croyable en pleine période d’alerte nationale et d’appréhension vis-à-vis de l’annonce de la réapparition de la maladie du choléra au Centre du pays.
En effet, à la lisière de la commune en question, un oued séculier longe les habitations depuis des années déjà sous la pression démographique qui a fait s’étendre la commune à l’est et au nord, il s’agit de l’oued connu sous le nom de Chegga, dont le débit en eau était autrefois appréciable mais ces dernières décennies a fini par s’assécher presque complètement, pour laisser un lit désolé, où s’entassent toutes sortes de déchets et de détritus avec la subsistance d’un mince filet d’eau usée qui emprunte le même canal, pour se jeter en contrebas en pleine mer….Et dire que la saison estivale vient à peine de s’achever et rien n’a été fait pour pallier à ce problème d’ordre environnemental qui menace réellement la santé des populations locales. Ces dernières, nous ont alertés sur ce phénomène préoccupant de santé publique et s’étonnent et dénoncent la passivité, voire le laxisme du P/APC de la ville et des responsables en charge de veiller à la salubrité et la propreté de la contrée.
Les photographies prises sur les lieux des faits démontrent clairement l’ampleur de l’urgence de stopper cette catastrophe écologique qui menace sérieusement la santé des habitants locaux.
Ces mêmes citoyens disent souffrir des odeurs nauséabondes émanant des eaux usées, accentuées par la chaleur, accélérant la putréfaction des déchets organiques qui tapissent désormais le lit de l’oued. «Où est le maire de la commune ? Que fait le chef de la daïra? Sont-ils toujours enfermés dans leurs confortables bureaux climatisés tandis que nous pataugeons dans nos problèmes seuls ? » S’insurge un riverain de la localité, en pointant du doigt la conduite dégoulinante de son liquide noirâtre, ‘’survolé’’ par des moustiques en profusion.
Ces eaux usées charriées par l’oued à ciel ouvert et à proximité de la cité constituent un milieu, favorisant la prolifération de toutes les maladies, notamment les maladies à transmission hydrique.» L’alerte est désormais lancée et les autorités locales et de wilaya sont vivement interpellées par les citoyens concernés par cette situation désobligeante qui provoque des désagréments et enlaidit le paysage urbain.