Découverte d’un atelier clandestin de fabrication de pièces détachées contrefaites

Le propriétaire d’un garage interpellé à Es-Sénia

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Le signalement d’un véhicule volé dans une wilaya limitrophe a mené les investigations des enquêteurs de la Police Judiciaire de la Sûreté de wilaya d’Oran vers un garage situé dans la localité d’Es Sénia. Le flair des limiers s’est avéré probant, en effet le véhicule en question a bel et bien été retrouvé parqué dans ce garage d’un particulier, mais les inspecteurs de la PJ d’Oran feront alors et à leur grande surprise, une découverte encore plus importante.
Personne n’aurait soupçonné qu’une plainte déposée dans une wilaya limitrophe à celle d’Oran, pour le vol d’une voiture, allait lever le voile sur un important trafic de contrefaçon de pièces détachées pour automobiles.
Après de minutieuses investigations, les éléments de la Police Judiciaire et leurs collègues de la Brigade Financière de la Sûreté de wilaya sont arrivés à la conclusion que le véhicule volé serait caché dans un garage dans la daïra d’Es Sénia. Le propriétaire en activité dans ces lieux, un homme âgé de 29 ans et originaire de la région-est du pays avait comme activité de façade, commerçant ambulant.
Mais une fois les lieux investis par les éléments de la police trouveront effectivement le véhicule volé en stationnement dans le garage en question.
Les policiers expérimentés ont vu juste, mais ces derniers en visitant le garage suspecteront une activité beaucoup plus importante. Et pour cause. Une importante quantité de pièces détachées pour automobiles était disposée un peu partout dans le garage. A ce moment précis, pour aller plus loin dans leurs recherches, un mandat de perquisition est alors délivré par le procureur de la République, ce qui permettra aux enquêteurs munis d’autorisation légale d’approfondir leur perquisition. Et c’est à ce moment que les policiers découvriront en plus de l’important lot de pièces détachées de toutes marques, des équipements informatiques, des boites et sachets d’emballages, ainsi que du matériel d’étiquetage.
Le pot au rose découvert, il s’avèrera que le commerçant ambulant était en fait à la tête d’un atelier de fabrication de pièces détachées contrefaites. Une fois emballées dans des boites imprimées, les usagers ne verront que du feu et ne s’apercevront pas que ces pièces sont de fabrication douteuse, avec toutes les conséquences que cela entraînerait sur les véhicules équipés de ces pièces.
Des documents d’importateurs de sociétés connues et moins connues ont été retrouvés sur les lieux. On estime la marchandise découverte à plus de 700 millions de centimes, selon le rapport de l’enquête de police. Le mis en cause est actuellement entre les mains de la justice.