Le spectre des classes non chauffées ou les élèves doivent garder leurs manteaux sur eux pendant les cours, sera-t-il évité cette année ? Le phénomène est vécu amèrement à chaque hiver par les élèves et leurs parents de la daïra d’Ain El Turck, de ses communes et des localités limitrophes, qu’en sera-t-il cette année ? Le budget prévu pour les écoles prendra la bonne destination ?
Les communes en charge des écoles primaires promettent chaque année avec chiffres souvent erronés, que la prise en charge de l’installation du chauffage dans les écoles primaires a atteint un taux d’avancement appréciable mais à chaque hiver, ces rapports sont démentis et vite mis aux oubliettes. Les premiers à en souffrir ce sont bien entendu, les élèves des écoles de communes plus ou moins éloignées, des élèves qui se retrouvent le plus souvent assis dans des classes aux températures basses que même les adultes ne pourraient supporter.
L’année dernière en plein milieu du cursus scolaire, il aura fallu l’arrivée d’une commission constitué d’inspecteurs venus d’Alger, donc hors de la wilaya d’Oran pour dresser un tableau noir et désolant, sur comment nos enfants en bas âge suivent leur cours dans des conditions précaires et ce, malgré les moyens financiers mis en place par la wilaya et à l’échelle nationale.
Pour rafraichir les mémoires, c’est au niveau de la daïra d’Ain El Türck et les localités qui lui sont rattachées, que le constat désolant avait été fait. Une commission d’inspection des établissements scolaires, dépêchée à partir d’Alger, avait pour rappel, dressé un tableau noir sur les 16 écoles primaires, que compte la municipalité d’Aïn El Türck.
Le constat était des plus qu’alarmants car il s‘agit d’enfants scolarisés et les inspecteurs avaient recensé, seulement, 8 écoles pourvues de chauffage. Dans le reste des écoles, les écoliers suivaient leur cours en grelottant de froid, dans des conditions déplorables à l’extrême. En plus du froid hivernal, il a été constaté que dans de nombreuses classes les vitres étaient brisées et les eaux pluviales s’infiltraient des plafonds, en raison d’une étanchéité défectueuse ou le plus souvent défectueuse. Les inspecteurs avaient également relevé que sur les 16 écoles, seulement 4 disposaient de cantines et quelle cantine, du pain et œufs bouillis et du fromage en portions. Les écoles étant dans l’incapacité d’offrir des repas chauds aux enfants scolarisés. Et pourtant chaque année, un budget spécial est alloué par la wilaya, à la commune pour prendre en charge tous les problèmes dont sont confrontés les écoles. Parents et élèves espèrent que ces zones éloignées, soient réellement prises en charge pour finir avec les deux poids et deux mesures qui semblent toucher même nos écoles du primaire.