Le service d’hygiène communal mis à l’index

Insalubrité publique à Arzew

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A la lumière de la multitude des critiques et des nombreux reproches portés par la population sur l’insalubrité publique et la saleté qui sévit ces derniers temps au niveau de la ville d’Arzew, argumentés par des photos et autres vidéos sur les réseaux sociaux, la commune d’Arzew et plus précisément le service d’hygiène, reste aux yeux des administrés, le principal responsable de cette situation catastrophique qui enlaidie le visage de marque de la ville et porte un coup fatal à la santé publique et à l’environnement en général. En effet, à tort à tort ou à raison, le doigt accusateur est pointé directement vers la nouvelle équipe des élus qui, selon la majorité des citoyens, leur impute une certaine négligence et un laisser-aller dans l’accomplissement de leur devoir de nettoyer tous les points noirs de la cité. Ainsi, les protestataires se demandent comment peut-on rendre la capitale de la pétrochimie aussi malpropre alors qu’avant elle se targuait d’être l’une des villes les plus belle et la plus visitée à cause de sa magnifique façade maritime de ses montagnes et de ses espaces boisés. Le citoyen simple d’esprit s’interroge, également, sur l’important nombre d’agents de nettoiement (plus de 500) recensés au niveau de la commune et affectés au service de l’hygiène et à ses différents districts que les responsables n’arrivent pas à contrôler. Il leur est reproché le manque de suivi au niveau des postes de travail, l’assiduité journalière et la charge de travail à demi assumée. « Certes, les agents de nettoiement ne sont pas les seuls condamnables dans cette carence mais l’incivisme et les mauvais reflexes de certains citoyens sont aussi blâmables » renchérit un vieux retraité. Des montagnes d’ordures ménagères aussi solides que légères, des ruissellements d’eau usée, des restes de matériels de construction jonchant le sol, des sacs en plastique, de toutes les couleurs, portés ou étalés comme des fanions sur les petits soi-disant arbustes ou autres verdure sèche compose le triste paysage du centre-ville et des cités limitrophes. Les grandes opérations d’assainissement de l’environnement avec le concours de volontaires, initiées, à plusieurs reprises, par la commune ont souvent abouti à des échecs du fait de la négligence et du non savoir vivre en collectivité.