La protection du site archéologie Kalâa des Béni Hammad est « vivement » demandée par les services de la wilaya de M’sila à la faveur d’une levée de dégel attendue concernant ce projet devant valoriser davantage la richesse patrimoniale de la région.
C’est ainsi que les mêmes services ont formulé une demande de levée du gel sur le projet de protection et de mise en valeur du site archéologique « Kalâa de Béni Hammad », fondée en 1007 par Hammad Ibn Bologhine, fils de Bologhine Ibn ZiriMenad El Sanhadji dans l’actuelle commune de Maâdid, a-t-on appris auprès de ces services.
Ce projet, ont souligné les services de la wilaya, revêt une « importance capitale » pour déterminer et délimiter les monuments du site mais également obtenir des mécanismes pour sa protection au titre de monument historique islamique. Inscrit il y a plus dix au profit de la wilaya de M’sila, ce projet a enregistré un retard considérable en raison de la condition imposant son attribution à un bureau d’étude spécialisé agrée par la ministère de la Culture selon la même source qui a souligné « la rareté de ce genre de bureaux à l’époque ». En attendant la levée du gel sur ce projet, le secteur local de la culture œuvre à animer « Kalâa de Beni Hammad » à travers l’organisation de manifestations culturelles et artistiques sur ce site, implanté dans une région montagneuse caractérisée par sa fraicheur et la présence de multiples sources d’eau.
Kalâa des Béni Hammad est un site archéologique remarquable qui se situe à 36 km au nord-est de la ville de M’Sila. Cet ensemble, constitué de ruines préservées à 1 000 m d’altitude, est situé dans un site de montagnes d’une saisissante beauté sur le flanc sud du Djebel Maâdid.
Kalâa des Béni Hammad fut abandonnée en 1090 sous la menace de l’invasion hilalienne et constitue un des complexes monumentaux les plus intéressants et les plus précisément datés de la civilisation islamique.